Equalizer 4 (2025)

August 26, 2025

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Dans The Equalizer 4 (2026), Robert McCall revient, plus acharné que jamais, dans un chapitre mêlant action viscérale, tension émotionnelle et introspection d’une profondeur inattendue. Cette fois, McCall affronte un nouvel ennemi caché dans l’ombre d’un réseau international de traite d’êtres humains qui opère en toute impunité grâce à des gouvernements corrompus et de puissantes entreprises. Alors que la justice continue de trahir les innocents, il relève une fois de plus sa propre balance : rapide, mortelle et définitive.

Le film s’ouvre sur un McCall apparemment retraité en Amérique du Sud, aidant discrètement une communauté opprimée. Mais une rencontre tragique avec une jeune victime le ramène à la violence. Denzel Washington livre une performance d’une retenue brutale, un tourbillon de sérénité et de fureur, incarnant un homme conscient que chaque meurtre laisse une part de lui-même derrière lui. La direction visuelle, signée Antoine Fuqua, est plus sombre, plus mature et plus stylisée que jamais, avec des paysages urbains qui évoquent des cages d’acier et de sang.

L’un des plus grands atouts de ce volet réside dans son approche plus personnelle. McCall combat non seulement les méchants, mais aussi ses propres démons. Le scénario explore son passé militaire, révélant des secrets jusque-là inavoués et reliant les événements du premier film. Ses silences sont chargés d’émotion, une ombre constante dans son regard montre que ce héros ne se sauve pas à chaque acte de justice, mais s’enfonce dans l’abîme d’une rédemption impossible.

Les séquences d’action sont absolument spectaculaires : brutales, élégantes et parfaitement chorégraphiées. Chaque affrontement est une danse mortelle qui reflète la précision clinique et le code moral inébranlable de McCall. Dans une scène clé se déroulant dans une gare déserte et détrempée, le silence précédant l’explosion est aussi tendu que le combat lui-même. Du cinéma d’action élevé à un niveau presque poétique.

Le méchant, incarné par Javier Bardem, est un adversaire redoutable. Ce n’est pas seulement un criminel, mais une figure idéologique qui défie McCall sur les plans philosophique et éthique. Sa présence à l’écran est magnétique, offrant un contrepoint parfait au silence et à la détermination de notre protagoniste. Le duel final entre les deux est non seulement physique, mais aussi spirituel, tenant le spectateur en haleine.

The Equalizer 4 n’est pas seulement un brillant film d’action, c’est aussi une étude sur la justice, la culpabilité et la rédemption. C’est une conclusion puissante à la saga, mais elle laisse aussi la porte entrouverte juste assez pour que le mythe McCall perdure. S’il s’agit bien de son dernier procès, il restera gravé dans les mémoires comme un jugement écrit avec du sang.