SISU 2 : LA ROUTE DE LA VENGEANCE
November 1, 2025
SISU 2 : LA ROUTE DE LA VENGEANCE
L’ultime cavalcade d’un homme qu’on ne peut pas tuer
Quand la poussière de la guerre est censée retomber, il reste un survivant qui refuse de disparaître. Aatami Korpi revient — plus usé mais toujours à vif — dans un monde où la paix est une illusion et la vengeance une promesse. Il n’est plus seulement un homme : il est un rappel que même dans les ruines, certains n’abdiquent pas.
Le récit
Nous sommes en 1946, quelque part en Carélie, aux confins de la guerre et de l’oubli. Aatami, « l’homme qui refuse de mourir », revient à sa vieille maison familiale — celle où sa famille a été brutalement exterminée sous l’occupation. Il la démonte pièce par pièce, il la charge sur un camion. Ce van sillonnera une route de souffrance, pour la reconstruire ailleurs, là où l’hommage prend forme.
Mais quand l’ombre revient — en la personne d’un commandant de l’Armée rouge, celui-même qui a perpétré le massacre — le terrain de jeu devient un carnage sur quatre-roues, une traque implacable à travers un paysage ravagé, un duel sanglant entre l’inéluctable et l’insoumis. Wikipédia+1
La mise en scène & l’atmosphère
Le réalisateur Jalmari Helander ne triche pas : il plonge le spectateur dans une esthétique brute, froide, où chaque explosion, chaque fusillade, chaque montée de poussière devient une strophe de chaos. Le décor est aussi un personnage — forêts, routes, frontières de neige ou de boue — et Aatami est l’instrument de la rétribution.
Le rythme est aussi nerveux qu’un moteur en surchauffe : pas de subterfuge, pas d’échappatoires, seulement la route et le sang. Le bon vieux cinéma d’action revient à ses racines : sueur, métal, poing serré.
Le casting & les personnages
Jorma Tommila incarne Aatami, le retour du héros blessé mais impitoyable. À ses côtés, Stephen Lang prend le rôle du commandant Igor Draganov, tandis que Richard Brake campe un agent du KGB déterminé à clore le compte. Wikipedia+1
Chaque échange furtif, chaque regard, chaque impact portent la marque du passé et du désir de justice. Pas de grandes tirades : ici, les yeux parlent et les balles répondent.


Pourquoi ce film est à surveiller
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Parce qu’il n’est pas qu’un simple « blockbuster d’action », mais une quête : reconstruire ce qui a été brisé, et assumer que la vengeance a un prix.
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Parce qu’il pousse le genre à bout : plus intense, plus rapide, plus sanglant que jamais — sans sacrifier la conviction.
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Parce que pour ceux qui ont aimé le premier opus, ce retour promet… une route encore plus dangereuse, encore plus viscérale.
En conclusion
SISU 2 : La Route de la Vengeance, c’est le moteur qui vrombit, le canon qui tonne, la haine qui flamboie — et l’homme qui, malgré tout, tient tête à l’Histoire. Si le premier film posait l’explosion, cette suite allume le brasier. Alors attachez votre ceinture, car la route s’annonce longue, tortueuse, et sans retour.
